mercredi 4 février 2009

Découvrez tous les polars régionaux aux éditions Alain BARGAIN sur internet.


Sorties :

Signatures 2009...














Septembre :
Samedi 19 : Auchan St Cyr Sur Loire (14h30-18h)
Samedi 26 : Auchan Tours Nord (15h-18h)
Octobre :
Vendredi 2 : Vouvray la maison d'Annie (16h-19h)
Samedi 3 : Amboise, Maison de la presse (10h-18h)
Samedi 10 : 25ème heure du livre, Le Mans.
Dimanche 11 : 25ème heure du livre, Le Mans.
Vendredi 16 : Relay H Saint-Pierre-Des-Corps (15h-18h)
Samedi 31 : Cultura Chambray-Les-Tours (14h-18h)
Novembre :
Vendredi 6 : Relay H SNCF gare de Tours (15h-18h)
Dimanche 8 : Simply market Monnaie (9h-12h)
Samedi 14 : AGORA Tours centre (15h-18h)
Dimanche 15 : Journées littéraires Saint-Cyr-Sur-Loire (10h30 -18h)
Mardi 17 : Base aérienne 705 Tours (11h30-13h30)
Samedi 21 : Espace culturel La Ville Aux Dames (14h30-18h)
Vendredi 27 : FNAC Tours (19h-21h)
Samedi 28 : Espace culturel Tours Nord (15h-18h)
Décembre :
Samedi 5 : Chapitre.com, l'Heure tranquille, les 2 lions, Tours (14h30-18h)
Samedi 12 : Librairie Ghimmel Tours centre (15h-18h)
Samedi 19 : Leclerc Loches (15h-18h)
2010 :
Mai :
samedi 29 : Salon de Saint Cyr sur Loire(10h-18h)
Juillet :
Dimanche 4 : Mille feuilles Luynes (10h-18h)

jeudi 4 septembre 2008



Sous la plume :
"L'écheveau de Blois"



Embrouille à Amboise
Cette fois-ci, j'entame un périple le long de le Loire. C'est une promenade en gabarre qui m'a inspiré pour une bonne partie de l'histoire. je décidais donc de vous faire partager un peu de la vie de ces gens qui continuent à faire vivre le souvenir de la marine de Loire, encore florissante au 19ème siècle et assez méconnue de nos jours. Emma, éternelle voyageuse, a repris la route, sans doute pour ne pas répondre à la demande de Thierry, mais pourra-t-elle fuir comme celà indéfiniment? Pour l'heure, elle a repris sa peau de SDF, mais ne voulant pas partir trop vite, elle fait du bâteau-stop au bord du fleuve royal. Rien n'est moins aléatoire et plus lent que cette méthode, mais ne le fait-elle pas exprès? N'attend-elle pas, inconsciemment que Thierry la rattrape? Rien de cela n'a lieu et elle embarque avec un drôle de type au faciès étrange, pour ne pas dire repoussant, sur une gabarre au nom prometteur : "Délivrance". Elle n'ira pas bien loin son périple s'arrêtera à Amboise...
Amboise! La cité royale! La nurserie des enfants royaux! Amboise occupait, sous Louis XI et sous son fils Charles VIII, une place importante. Avez-vous jamais visité le château d'Amboise? Je l'ai fait plusieurs fois et j'ai, à chaque fois, ressenti comme une espèce de manque... Monter la rampe extérieure, passer sous la herse pour aboutir sur cette grande esplanade vide, avec juste un petit bout de château et une chapelle bien esseulée à l'opposé m'a toujours frustré! Cela ne correspondait pas au label "nurserie royale". Heureusement, ma rencontre avec une historienne spécialiste d'Amboise, m'a permis de combler cette impression de "manque". Evelyne m'a montré le vrai château, bien plus grand que ce que l'on voit maintenant et, à travers des documents et visites où j'ai pu tout voir, j'ai eu une vision très exacte du château tel qu'il était encore fin 1800. Qu'Evelyne en soit ici remerciée.C'est ainsi que j'ai pu, à travers mon livre, vous faire visiter le château d'alors ; et vous verrez : l'esplanade n'était pas vide du tout!Autre détail : l'existence d'un souterrain entre le clos Lucé et le Château d'Amboise est une pure invention, alors, ne le cherchez pas...
L'intrigue à présent : Alors là, j'ai , je l'avoue, usé de "vieilles ficelles". Mais , voulant faire entrer Wenz dans la danse, il fallait bien que je remette en route ce vieux serpent de mer qu'est le complot maçonnique, puisque j'ai fait de mon personnage un membre de cet ordre "discret". j'ai bien dit "discret" et non "secret", car je n'ai eu qu'à me rendre à la fnac la plus proche pour trouver, au rayon "ésotérisme", tous les écrits possibles sur la franc-maçonnerie. Ainsi Wenz sera "contacté" en Ecosse, pôur des raisons que je ne veux pas expliquer ici, ne voulant pas dévoiler l' histoire ... Tout ce que je peux dire c'est que l'Ecosse sera un séjour particulier pour Wenz qui ne s'attendait gère à ce qui lui est arrivé...
Bien entendu, "Partie truquée à Descartes" s'étant achevé sur une interrogation, vous connaîtrez la teneur de l'entrevue d'Emma avec Kerlok, ce n'est que pour mieux relancer ses relations avec Landowski, l'illustre personnage de mon ami Serge Le Gall. Je peux quand même vous dire que cette histoire évolue côté Lando, mais pour la connaître, il vous faudra lire sa dernière aventure : "Vagues à lames à Noirmoutier"... pour l'heure, Emma reprend du service dans la marine, fluviale cette fois, même si elle quitte le bord pour se retrouver dans une histoire ou la folie se mêle aux faux semblants et aux meurtres. En fait, Comme je le dis dans la quatrième de couverture : ne vous fiez pas aux apparences! Quelques personnages ont plusieurs facettes... Et tout cela se mêle et se fond dans cette superbe ville d'Amboise où reigne un ambiance que j'ai trouvée très particulière ; agréable aussi... Bonne aventure!...
Partie truquée à Descartes
Cette fois-ci, je suis allé au sud du département... j'avais fait un rapprochement, sans doute à tort, entre le lycée Descartes de Tours et la ville en question. D'autre part, j'avais eu l'occasion de découvrir cette charmante petite ville lors de dédicaces de mes premiers romans. C'est une ville attachante, au passé historique très riche ! De plus on y trouve d'anciennes papeteries, une gare et une usine de béton amianté désaffectées! Il n'en fallait guère plus pour laisser vagabonder mon imagination... Je voulais parler également des sectes et de leurs gourous... J'aurais aimé pouvoir visiter la seule papeterie encore en activité à Descartes, mais ma demande ayant été rejetée par la direction, force me fut de me rabattre sur internet pour obtenir les renseignements dont j'avais besoin avant de placer ma cathédrale de papier dans une partie de l'ancienne usine dont la surface et le nombre de bâtiments sont impressionnants.
Dans partie truquée à Descartes (le jeu de mots ne vous aura pas échappé), il ne s'agit pas d'une partie de poker, mais plutôt d'une partie d'échecs. j'ai voulu faire de ce livre comme une photo de famille où tous les personnages (ou presque)rencontrés au cours de mes histoires, se retrouvent, comme poussés par les hasards de la vie. Bien entendu, il n'en est rien, si je les ai fait se retrouver sur le même échiquier, c'est bien pour qu'ils aient des ennuis... Leurs destins sont liés aux ficelles tirées par un méchant personnage qui lui aussi, est en quelque sorte un revenant... Bref, une photo de famille! Mais une photo sépia, un peu trafiquée puisque j'y fais apparaître de nouveaux personnages. C'est une partie d'échecs, il me fallait donc une reine noire.
C'est Kilima Ndéréba qui apparaît, et je sacrifie une fois encore au rituel d'installer une femme un peu spéciale dans mon histoire. Kilima est d'origine Massaï ; son nom est bien un nom Massaï, son prénom (Kilima) signifie montagne dans cette langue. Pour donner plus de crédibilité à ce genre de personnage, je fais appel à un de mes amis qui est un spécialiste des langues (il en parle une bonne dizaine) c'est lui qui m'avait déjà fourni les traductions en russe d'Irina Ivanovna Greschenco dans "Du raisiné à Vouvray", ainsi que toutes les explications sur le noël russe etc. Qu'il en soit ici remercié. Cette fois-ci, ma reine noire parle couramment le français, d'abord parce qu'elle est officier dans la police française, ensuite, pour ne pas alourdir le texte.

C'est la reine noire qui fera "échec et mat", en cela aussi je respecte une vieille habitude de ne pas accepter le verdict d'une justice établie, y préférant celle du destin. Ici encore, j'ai sacrifié (enfin presque) à cette manie. Bien entendu, la vie des personnages récurrents évolue ; Charles Wenz retrouve sa fille et ce n'est pas simple!... Pour Emma Choomak c'est autre chose...
Ici, il me faut ouvrir une parenthèse : je me suis lié d'amitié avec un autre auteur de la Maison Bargain et c'est tout naturellement que j'avais fait de son commissaire préféré, l'objet des recherches de ma SDF favorite : Emma, alias Cho! Depuis "Train d'enfer pour Saint Pierre" elle cherche deux hommes : Oscar Kerlok (pensant l'y trouver, elle vient à Tours) et Landowski, un divisionnaire exerçant ses talents du côté de la Bretagne...
Au fil de mes récits, je me suis pris au jeu et j'y ai entrainé le père de Landowski.C'est ainsi qu'une espèce de partie de ping-pong est née, d'un de mes ouvrages pour être reprise dans les livres de Serge Le Gall... Si vous éprouvez l'envie d'en connaître plus sur le passé assez trouble de la belle Emma, lisez donc certains des livres de l'ami Serge... Je ne vous cache pas que nous prenons pas mal de plaisir à ce petit jeu qui reste quand même "soft", chacun gardant farouchement son style d'écriture et une indépendance absolue dans les histoires écrites! Il ne s'agit là que d'un clin d'œil, d'un auteur à l'autre, bien entendu. Donc tous les personnages évoluent, même Barconi
, qui va enfin goûter aux joies du... mais je ne veux pas en dire plus! Il ne manquerai plus que je me mette à vous raconter l'histoire!
Je me suis bien amusé en écrivant ce livre et j'ai, c'est merveilleux, encore appris de nouvelles choses... Ah oui, une particularité : l'histoire commence aux Iles Baléares, dans la ville de Sollër que j'ai découverte l'an dernier, le Taciturne m'y avait convié, oui oui, le Taciturne! Il me semble vous avoir déjà dit qu'il était le reflet d'un de mes amis... Alors, si vous avez l'occasion d'aller à Majorque, arrêtez vous à Sollër et goûtez la citronnade... En attendant, n'hésitez pas un instant à aller voir Descartes, juste en bas de notre belle Touraine, le parc René Boylesve y est magnifique, en toute saison...

Bonne aventure!..

dimanche 26 août 2007

"Du Raisiné à Vouvray"
20 Septembre 2007...

"Les apparences sont souvent trompeuses" c'est ainsi que l'on pourrait définir très succintement la trame de ce livre... Cette fois ci je vous entraine dans le Vouvrillon, en pleine période de vendanges. Il m'a donc fallu apprendre les modes de vinifications et les différentes cultures : traditionnelles, biologiques, biodynamiques etc. (quand je vous disais que le fait d'écrire donne l'occasion d'apprendre beaucoup de choses!) Je ne suis pas l'auteur de la photo de couverture, l'éditeur ayant tenu à se déplacer lui même de Quimper pour la prendre. Elle me plait bien d'ailleurs et colle très bien au livre. La pierre que l'on aperçoit au premier plan, sur la gauche, a une certaine importance dans mon récit. Historiquement, c'est sur cette pierre que l'on exposait le cercueil avant la cérémonie des obsèques. on y traitait également les litiges et y concluait les transactions, commerciales ou autres et ce jusqu'en 1792. Bien qu'ayant perdu son utilité , elle est toujours présente en face de l'église. Les personnages à présent ; et bien on y retrouve les policiers habituels : l'équipe des lieutenants Pivert-Barconi qui seconde toujours le capitaine Thierry Guillaume... C'est d'ailleurs une première dans mon écriture : je n'ai pas changé d'officier de police! (si l'on excepte les Roses noires de Chartres) depuis Train d'enfer pour saint pierre... Ce policier par plaisir (n'oublions pas qu'il est Comte et fortuné) semble donc vouloir prendre une place certaine au fil de mes histoires. D'ailleurs, nous le retrouverons dans le prochain roman que je rédige, mais là, je pense le mettre quelque peu sur la touche... Je ne vous en dirai pas plus, en vous laissant le soin d'attendre la parution de "Partie truquée à Descartes"... Charles Wenz est aussi de l'aventure, antihéros, à son habitude et Maud a quelques soucis "domestiques" avec le portrait de Bertrand Saintonge de la Foye son défunt mari...
Encore une fois, j'ai eu beaucoup de plaisir à écrire cette intrigue. Le monde viticole est, lui aussi , particulier. C'est un monde olfactif que l'on découvre avec le nez!... (Un peu comme celui du rail). Ce sont, tout de suite, les odeurs qui nous assaillent : le bois, la pierre, le souffre, le salpêtre des caves de tuffeau!... Figurez-vous que je n'ai pas résisté à l'envie de goûter les murs des caves de la bonne dame!... Oui, je sais, cela peut paraître ridicule ; et pourtant, c'est vrai!... Je l'ai fait! J'ai lêché les doigts qui venaient de frotter la pierre... Besoin d'immersion, sans doute... Paradoxalement, lors de ces visites dans ces caves , je n'ai absorbé aucun cru. Pourtant c'était la foire au vin! mais je n' étais pas là pour le liquide doré (que j'ai goûté plus tard, ailleurs, rassurez-vous) mais bien pour communier, en quelque sorte, avec ces caves qui sont, pour moi, des lieux étranges, sorte d'athanor où
le mout se transmue en or liquide... Et puis il y eut de longues conversations avec ces gens de la terre qui vous communiquent si facilement l'amour de ce qu'ils font. Les silences attentifs des dégustations, les explosions d'odeurs et les arômes qui restent en bouche bien après qu'on ait avalé le liquide ; un peu comme l'effluve d'un de ces parfums capiteux qui reste dans un lieu après le passage de certaines femmes... Les femmes!... Il y a (presque) toujours une étrangère dans mes histoires ; je vous dirai pourquoi plus tard... Dans ce roman, c'est une russe et on peut dire qu' Irina Ivanovna Grechenko n'a pas froid aux yeux...